Archambault lance sa plateforme de livres numériques

27 août 2009

La plateforme de livres numériques d’archambault, www.jelis.ca, a été lancée hier. (Voir Communiqué) Voilà enfin la première offre de titres québécois en format numérique.

J’ai rapidement parcouru le site et je vous livre ici mes premières impressions.

Je n’ai pas été tellement impressionnée par la plateforme. Premièrement, je n’arrive pas à voir les formats offerts avant de mettre le document dans mon panier. Il faut à chaque fois que j’ajoute le livre dans mon panier, que j’ouvre le panier et que je vérifie les formats offerts – et pour l’instant, je n’ai trouvé que du PDF, pas de ePub en vue. Est-ce qu’il faut installer un logiciel pour télécharger les livres? L’aide n’en fait pas mention, je suppose qu’il faudra en installer un, mais comment savoir si c’est compatible avec mon ordinateur? (L’aide mentionne toutefois que si je suis sur Unix/Linus il faut oublier ça)

Sans surprise, les fichiers sont protégés par DRM. Dans leurs conditions de vente :

Les fichiers achetés et téléchargés ne pourront donc en général pas être transférés librement sur des appareils électroniques différents de celui qui a été utilisé pour le premier téléchargement, en dehors des limites de transferts autorisées pour l’exercice de la copie privée et stipulées explicitement sur les pages d’aide ou sur l’écran de confirmation de la commande.

Les conditions stipulées sur la confirmation de la commande, j’aimerais bien pouvoir les connaître avant d’acheter! Une copie sur mon PC, une copie sur tablette de lecture et une sur mon disque dur externe pour sauvegarde, c’est permis?

[mise à jour 4 sept] Précision : il semble que la majorité des ouvrages d’éditeurs québécois n’ont pas de DRM, seulement un filigrane. Bonne nouvelle! Source @remolino. [/màj]

Par contre, il semble que  les livres audio seront dépourvus de DRM :

À l’exception des livres audio au format MP3, tous les fichiers vendus par JeLis.ca bénéficient de mesures de protection destinées à prévenir les copies illicites.

Les prix des titres, s’ils sont inférieurs aux prix de l’imprimé, ne sont pas révolutionnaires : environ 10$ pour un livre que je paie normalement 13-14$.

Le site ne révolutionne pas la vente de livres numériques, mais pour leur défense, je dois toutefois dire que la variété et la quantité des titres est impressionnante, sur ce point ils ont réussi. Le site jelis.ca a bien répondu à son mandat premier : offrir des contenus numériques québécois.


SIGB en mode local : mort annoncée?

24 avril 2009

OCLC vient d’annoncer son projet d’intégration des services de gestion de la bibliothèque en mode Web (Communiqué, discuté par Library Journal). Les fonctions de prêt, d’acquisition, de gestion des ressources numériques, etc. seront toutes intégrées dans l’interface Web d’OCLC. Les bibliothèques qui utilisent présentement FirstSearch pourront profiter de ces services gratuitement.

Le même genre de service est en développement du côté de la compagnie Ex Libris. Ils prévoient un “URM” (Unified ressource management) où toutes les fonctions de gestion des collections de la bibliothèque seront regroupées. L’objectif est d’avoir un seul lieu où tout se retrouve, tant les collections physiques (SIGB) que numériques (résolveur de liens, moteur de métarecherche, logiciel de gestion des abonnements aux ressources, etc.). Ils sont en présentement en processus de consultation auprès de leurs clients actuels sur les fonctions qui seraient nécessaires.

On peut donc imaginer que dans 5 ans, les systèmes de gestion de plusieurs bibliothèques se trouveront dans le “nuage”, qui chez un fournisseur commercial, qui chez une société à but non lucratif.

Suis-je la seule à penser que ce serait plutôt la place des bibliothèques nationales? Lors de la tenue de l’IFLA à Québec l’an dernier, j’ai eu l’occasion de discuter avec une bibliothécaire norvégienne qui m’expliquait que toutes les bibliothèques de Norvège partagent un seul catalogue collectif (voir), elle n’était donc pas très impressionnée de la fusion des catalogues de huit des bibliothèques de l’UQ…

Une fois que toutes les informations de la bibliothèque sont hébergées chez un fournisseur, est-il possible de récupérer cette information si jamais on désire aller ailleurs?

Du côté québécois, le problème d’ordre linguistique se pose. Devrons-nous utiliser des notices en anglais? Ou y aura-t-il lieu de se développer un catalogue-sigb-etc collectif québécois?


jmlda : découvrir les livres électroniques à Lévis

21 avril 2009

Dans le cadre de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur (jmlda), de nombreuses activités d’animation se déroulent dans les différentes bibliothèques du Québec. Pour identifier facilement les activités reliées à cette journée, consultez le site québécois JMLDA.

Parmi les typiques rencontres d’auteurs et réflexions sur le livre, une conférence a particulièrement attiré mon attention :

«Le nouve@u monde du livre»

Vous saurez tout de l’édition en ligne sur Internet, l’édition, l’encre, le papier et le livre électroniques. Vous découvrirez l’internet littéraire avec les livres numériques, les blogues d’auteurs et de lecteurs, les librairies et bibliothèques en ligne, les droits d’auteurs, les contrats d’édition et l’impression à la demande. Cet univers mystérieux et en constante évolution n’aura plus de secrets à vos yeux !

Pour les intéressés de la région de Québec, l’activité se déroulera jeudi prochain à compter de 19h à la bibliothèque Lauréat-Vallière (2161, chemin du Fleuve, quartier St-Romuald). La réservation est requise au (418) 835-8570 ou par courriel à l’adresse animationbibliotheques@ville.levis.qc.ca.

Je compte bien y assister, mais j’ai surtout hâte de voir si le grand public est intéressé par le sujet. Aux États-Unis, avec l’arrivée du Kindle (sans oublier l’influence d’Oprah) et la multiplication des téléphones intelligents, le livre en format numérique commence à faire du chemin. Je doute que le grand public québécois soit autant au fait des possibilités!