La fin de delicious…

16 décembre 2010

La rumeur a été rapidement confirmée par Yahoo!: la compagnie qui a acquis Delicious a décidé d’en arrêter les opérations. Les détails sur la date de la fermeture du service ne sont pas encore annoncés.

Finalement, tester Diigo aura été une bonne idée! C’est maintenant le temps de faire une sauvegarde de ses signets, c’est par là : Export your bookmarks.

Via Techcrunch et et All things digital

[mise à  jour vendredi 17 déc.] Yahoo! aurait plutôt l’intention de “léguer, transmettre” Delicious à une autre organisation, pas encore identifiée, pour le voir perdurer. Quand même, je crois que je vais passer à Diigo pour de bon. via  Read Write Web [/màj]

http://www.readwriteweb.com/archives/now_yahoo_says_delicious_will_live_onsomewhere_els.php?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+readwriteweb+%28ReadWriteWeb%29&utm_content=Netvibes

Mendeley : gestion de références bibliographiques

30 octobre 2010

Si je n’avais qu’une phrase pour décrire Mendeley, je dirais que c’est un croisement entre EndNote, Zotero, Annotate, iTunes et LinkedIn.

Il permet de :

  • Gérer des références bibliographiques sur son poste et en ligne (incluant la synchronisation des fichiers)
  • D’ajouter facilement des documents avec possibilité d’identification des métadonnées automatiques
  • De surligner des PDFs et d’ajouter des notes aux documents
  • De reconnaître les nouveaux fichiers dans les dossiers “suivis”, de les ajouter automatiquement à sa collection, de renommer les fichiers selon les métadonnées (ex Auteur – date.pdf) et de les classer dans les dossiers, encore selon les métadonnées.
  • Et c’est un réseau social où chacun a une page de profil qui mentionne son expérience et la liste de ses propres publications

Ajouter des documents

La manière la plus simple d’ajouter un document à sa collection est de télécharger le fichier PDF et de l’ajouter à la collection. Si le PDF a été bien fait et contient les métadonnées, comme c’est le cas pour la plupart des périodiques électroniques, toutes les métadonnées seront transférées. Mendeley ira également vérifier dans les collections de tous les usagers si d’autres informations sont disponibles et les ajoutera.

On peut configurer Mendeley pour qu’il renomme tout fichier ajouté à la collection en fonction de certains de ses métadonnées et qu’il le copie dans un autre dossier, toujours selon les paramètres définis par l’utilisateur.

Les documents peuvent être importés directement en ligne grâce au bouton d’importation. Par contre, il y a beaucoup moins de sites supportés que dans le cas de  Zotero.

Il est possible de se faire des dossiers pour organiser les références, qui peuvent être de trois types : privés, partagés avec jusqu’à 10 personnes ou encore publics.

Créer des bibliographies

Comme les autres logiciels du même type, il est possible de créer des bibliographies et de les intégrer dans Word ou OpenOffice ou encore simplement les copier pour les insérer n’importe où.

Contrairement à EndNote, on ne peut pas se créer des styles personnalisés (ou du moins, je n’ai pas trouvé comment!). Ça peut être un problème pour ceux qui doivent respecter un style qui n’est pas commun.

Synchronisation en ligne

Chaque usager a droit à un espace sur les serveurs Mendeley, évidemment limité si on a un compte gratuit. Il est donc possible de transférer très facilement ses informations, mais surtout ses fichiers d’un poste à l’autre. Par exemple, ma collection est accessible sur mon poste au bureau, à la maison, sur mon iPhone et sur un iPad. Pour l’instant, les version iPhone/iPad ne permettent pas de surligner des passages, mais les documents peuvent être consultés.

Dans Zotero, il est aussi possible de faire cette synchronisation, mais pour mettre les fichiers mêmes en ligne, il faut disposer soi-même d’un serveur webdav…

Surlignage (highlighting) des documents PDF

Un élément que je cherchais depuis longtemps dans ce type de logiciel est la possibilité de surligner les passages intéressants dans les fichiers PDF. C’est vraiment l’élément principal qui m’a fait passer de Zotero à Mendeley. J’aurais quand même une suggestion d’amélioration (déjà transmise à l’équipe de développement Mendeley) : faire que le texte surligné apparaisse dans la section notes, afin de repérer facilement les passages importants. C’est une fonction que j’aimais beaucoup du service en ligne crocodoc.

Grâce à cette fonction, couplée avec le surlignagne de diigo pour les pages html, c’est maintenant très rare que j’imprime les articles pour les lire.

Le “social”

Avec son profil en ligne, on peut ajouter des contacts et se faire un réseau. Un élément intéressant du profil est que ses propres publications sont affichées en évidence sur sa page. Pour l’instant, je n’utilise pas beaucoup le côté social, puisque mon réseau ne s’y trouve pas!

De votre côté, préférez-vous EndNote ou Zotero pour gérer vos références? Avez-vous essayé un nouveau service récemment? Quel est le critère le plus important pour le choix d’un logiciel?

Je suis un peut triste de délaisser Zotero, projet open source, mais le fait qu’on puisse surligner des passages est ce qui m’a convaincu d’utiliser Mendeley!


Diigo : gestion de mes favoris en ligne

23 octobre 2010

Les services de socialbookmarking m’intéressent depuis plusieurs années. Je dois avouer que c’est d’abord pour ses avantages d’organisation des signets et de portabilité de ceux-ci que pour le côté social, mais celui-ci n’est pas à négliger. Je préfère parfois suggérer à un collègue un lien par la fonction partager de delicious que par Twitter lorsque ce n’est pas de l’information actuelle ou quand c’est de l’information qui n’intéresserait pas nécessairement mon réseau.

Il y a quelques mois, je me suis mise à tester Diigo de manière plus extensive. Il permet de faire les opérations typiques de ce genre de service :

  • sauvegarder des liens, avec titre, zone de notes et tags,
  • possibilité de marquer les liens publics ou privés,
  • création de collections (“lists”) pour regrouper les favoris,
  • importation de favoris de son navigateur ou d’un autre service comme delicious,
  • barre d’outil ou “bookmarklet” (signelet) pour ajouter facilement des liens
  • réutilisation du contenu sur des sites externes – liste de ressources ou tags (comme delicious)

Mais voici les quelques fonctions qui m’ont convaincues de passer à Diigo :

Sauvegarder vers delicious

Heu… pourquoi on parle de delicious? En fait, sans la fonction “Save to delicious”, je ne suis pas sûre que je me serais mise à utiliser aussi activement Diigo. Chaque signet ajouté à Diigo s’ajoute aussi à mon compte delicious. Comme ça, je n’avais pas eu à sauvegarder tout deux fois jusqu’à ce que je choisisse un des deux services. Je n’aurais pas voulu que mon compte delicious ne soit plus à jour si je décidais de revenir à celui-ci.

Le surlignage (highlighting)

Diigo permet, grâce à sa barre d’outils à installer dans le navigateur, de surligner des passages des sites Web sauvegardés. Dans la page regroupant tous les signets, les passages surlignés sont également affichés :

Exemple de passages surlignés

Tant que la barre d’outils est installée et que vous êtes connecté, chaque fois que la page est visitée, les phrases restent surlignées :

Il est également possible d’ajouter des petites notes de style “post-it” (ou papillons adhésifs, si on veut respecter la langue française). Elles peuvent être privées ou publiques. D’ailleurs, la première chose que je vous conseille de faire si vous installez la barre d’outils Diigo est de désactiver l’affichage des notes publiques sur toutes les pages : ça vient vite lassant!

Vous n’aimez pas les barres d’outils? Moi non plus. Je masque la barre Diigo la majorité du temps, et j’utilise un petit bouton Diigo qui me permet de la faire afficher lorsque je veux utiliser les fonctions avancées.

Mettre les pages en cache

Fonction particulièrement intéressante pour les articles ($) auxquels j’accède par le proxy de ma bibliothèque. Diigo permet de garder une copie d’une page Web sur ses serveurs. L’information reste disponible en tout temps à partir des serveurs de Diigo. Évidemment, pour des contenus restreints, je sauvegarde en mode privé.

Les groupes

Le côté “social” est également présent avec Diigo. On peut se créer un réseau de contacts mais surtout, on peut créer des groupes sur des sujets d’intérêt. Quand on ajoute un signet, on peut le sauvegarder dans son compte et le publier dans un groupe en même temps. Plutôt que de cibler individuellement toutes les personnes de son réseau qui seraient intéressées par le sujet, on n’a qu’à le publier dans un groupe.

Maintenant, il ne reste qu’à convaincre mon réseau de passer à Diigo!


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