Premier congrès des milieux documentaires : angle livres numériques

Je crois que la plupart des participants seront d’accord, le premier congrès des milieux documentaires fut une réussite. Regrouper les gens des milieux variés a permis d’amener des points de vue différents.

Ce congrès était teinté « livre numérique » dans mon cas, de par les séances auxquelles j’ai assisté et qui m’ont le plus marqué.

La présentation que j’ai le plus appréciée est la table ronde du projet d’agrégateur de l’ANEL. Pour les détails du fonctionnement de l’entrepôt de données créé par DeMarque pour l’ANEL, je vous réfère au billet de Gilles Herman, Le livre numérique [3] : L’agrégateur québécois. Après la présentation de l’agrégateur et des principes qui l’entourent par Clément Laberge, trois autres intervenants ont présenté leur rapport au livre numérique (Bianca Drapeau des PUQ, Marie-Josée Benoit, des services aux milieux documentaires de la BAnQ – ne pas prononcer « banque » – et Guylaine Beaudry, de la Bibliothèque de l’Université Concordia). Des discussions ont suivi avec les participants dans la salle quant aux modèles à mettre en place pour l’acquistion/l’abonnement au contenu numérique pour les bibliothèques. Regrouper les acteurs de différents milieux pour discuter de manières de faire encore à définir était très intéressant. Il reste toutefois encore beaucoup à faire.

Une idée déjà en application (quoique pas encore publique) : la bibliothèque de Brossard intègre dans son catalogue un lien vers le feuilletage des documents de leur collection qui se trouvent également dans l’entrepôt de données.

C’est vraiment dommage que cette présentation se déroulait le samedi matin à 9h, vous imaginez que la salle était loin d’être à sa pleine capacité. Je dois dire que le samedi a été ma journée favorite du congrès. Qui sais, peut-être que les organisateurs ont gardé certaines des présentations les plus intéressantes pour les durs de durs qui seraient au rendez-vous un samedi matin!

Toujours dans la perspective de l’offre de contenu numérique québécois, Archambault a annoncé préparer deux offres à l’intention des bibliothèques : une offre d’abonnement au contenu numérique et une où les contenus se retrouveraient dans des livres électroniques* « e-reader » prêtés aux usagers.

Daniel Boivin d’OCLC est également venu présenter Netlibrary, qui n’est pas un service nouveau, loin de là, mais qui devrait offrir de plus en plus de contenu francophone québécois.

*: D’ici à ce qu’un concensus soit atteint au niveau de l’apellation de ces fichiers et machines, j’utiliserai « livre numérique » pour désigner le contenu, puisque ce que sont des documents sous forme numérique et « livre électronique » pour l’appareil de lecture portable puisque c’est une machine avec des composantes électroniques.

 

Publicités

Archambault lance sa plateforme de livres numériques

La plateforme de livres numériques d’archambault, www.jelis.ca, a été lancée hier. (Voir Communiqué) Voilà enfin la première offre de titres québécois en format numérique.

J’ai rapidement parcouru le site et je vous livre ici mes premières impressions.

Je n’ai pas été tellement impressionnée par la plateforme. Premièrement, je n’arrive pas à voir les formats offerts avant de mettre le document dans mon panier. Il faut à chaque fois que j’ajoute le livre dans mon panier, que j’ouvre le panier et que je vérifie les formats offerts – et pour l’instant, je n’ai trouvé que du PDF, pas de ePub en vue. Est-ce qu’il faut installer un logiciel pour télécharger les livres? L’aide n’en fait pas mention, je suppose qu’il faudra en installer un, mais comment savoir si c’est compatible avec mon ordinateur? (L’aide mentionne toutefois que si je suis sur Unix/Linus il faut oublier ça)

Sans surprise, les fichiers sont protégés par DRM. Dans leurs conditions de vente :

Les fichiers achetés et téléchargés ne pourront donc en général pas être transférés librement sur des appareils électroniques différents de celui qui a été utilisé pour le premier téléchargement, en dehors des limites de transferts autorisées pour l’exercice de la copie privée et stipulées explicitement sur les pages d’aide ou sur l’écran de confirmation de la commande.

Les conditions stipulées sur la confirmation de la commande, j’aimerais bien pouvoir les connaître avant d’acheter! Une copie sur mon PC, une copie sur tablette de lecture et une sur mon disque dur externe pour sauvegarde, c’est permis?

[mise à jour 4 sept] Précision : il semble que la majorité des ouvrages d’éditeurs québécois n’ont pas de DRM, seulement un filigrane. Bonne nouvelle! Source @remolino. [/màj]

Par contre, il semble que  les livres audio seront dépourvus de DRM :

À l’exception des livres audio au format MP3, tous les fichiers vendus par JeLis.ca bénéficient de mesures de protection destinées à prévenir les copies illicites.

Les prix des titres, s’ils sont inférieurs aux prix de l’imprimé, ne sont pas révolutionnaires : environ 10$ pour un livre que je paie normalement 13-14$.

Le site ne révolutionne pas la vente de livres numériques, mais pour leur défense, je dois toutefois dire que la variété et la quantité des titres est impressionnante, sur ce point ils ont réussi. Le site jelis.ca a bien répondu à son mandat premier : offrir des contenus numériques québécois.

jmlda : découvrir les livres électroniques à Lévis

Dans le cadre de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur (jmlda), de nombreuses activités d’animation se déroulent dans les différentes bibliothèques du Québec. Pour identifier facilement les activités reliées à cette journée, consultez le site québécois JMLDA.

Parmi les typiques rencontres d’auteurs et réflexions sur le livre, une conférence a particulièrement attiré mon attention :

«Le nouve@u monde du livre»

Vous saurez tout de l’édition en ligne sur Internet, l’édition, l’encre, le papier et le livre électroniques. Vous découvrirez l’internet littéraire avec les livres numériques, les blogues d’auteurs et de lecteurs, les librairies et bibliothèques en ligne, les droits d’auteurs, les contrats d’édition et l’impression à la demande. Cet univers mystérieux et en constante évolution n’aura plus de secrets à vos yeux !

Pour les intéressés de la région de Québec, l’activité se déroulera jeudi prochain à compter de 19h à la bibliothèque Lauréat-Vallière (2161, chemin du Fleuve, quartier St-Romuald). La réservation est requise au (418) 835-8570 ou par courriel à l’adresse animationbibliotheques@ville.levis.qc.ca.

Je compte bien y assister, mais j’ai surtout hâte de voir si le grand public est intéressé par le sujet. Aux États-Unis, avec l’arrivée du Kindle (sans oublier l’influence d’Oprah) et la multiplication des téléphones intelligents, le livre en format numérique commence à faire du chemin. Je doute que le grand public québécois soit autant au fait des possibilités!