Nouveau plugin de recherche pour le grand dictionnaire terminologique

La nouvelle version du site web du grand dictionnaire terminologique (GDT) a été rendue disponible récemment. Pour ceux qui ne connaissent pas le GDT, c’est un dictionnaire produit par l’Office québécois de la langue française qui est très utile pour connaître les traductions officielles (québécoises) de la terminologie spécialisée en anglais. C’est la meilleure source pour les termes français des nouveautés web par exemple.

En plus d’avoir bénéficié un « lifting » visuel, le site permet désormais faire des liens directement aux définitions, ce qui est une importante amélioration par rapport à l’ancien site! Par exemple, j’ai découvert la nouvelle version du site en recherchant le terme français pour « Responsive web design« .

Mais il y a autre chose que j’ai trouvé particulièrement intéressant avec cette version. J’avais parlé il y a deux ans des plugin opensearch dans le navigateur. J’allais chercher un moyen de mettre à jour mon plugin de recherche pour le GDT, quand j’ai remarqué que l’OQLF a décidé d’en produire un et même d’en faire la promotion sur la page d’accueil! Si ça vous intéresse, il est présentement dans le coin inférieur droit de la page.

J’espère que ça fera connaître les plugins de recherche à plus de gens. Je suis certaine que ce sera bien apprécié des utilisateurs du dictionnaire.

Merci à l’OQLF pour la refonte (très attendue) du site et pour le plugin de recherche!

Publicités

Signapplet (bookmarklet) pour ajouter le préfixe ezproxy

En décembre dernier, Marie-Ève Émond-Beaulieu et moi avons présenté le projet « Boîte à outils » lors du troisième congrès des milieux documentaires du Québec. Vous pouvez consulter notre présentation sur Slideshare et elle se trouve également sur le site du congrès.

Suite à la présentation, plusieurs personnes m’ont contacté pour en connaître plus sur un des outils en particulier, le signapplet d’accès aux ressources de l’extérieur du campus. J’ai d’abord détaillé le tout dans un courriel, puis je me suis dit que ça ferait un bon billet de blog (et on m’a rappelé que ça faisait assez longtemps que je n’en avait pas publié!)

Je tiens à préciser que l’idée et le code proviennent d’un article de blog de Aaron Tay : Adding ezproxy to the url – 5 different methods. Si vous ne connaissez pas encore son blog, je vous invite à vous y abonner, il publie régulièrement des articles très intéressants.

Donc, on parle de quoi?

D’abord, quelques définitions.

Signapplet est traduction française de bookmarklet (selon l’Office québécois de la langue française). Il s’agit d’un bout de code, généralement du javascript, qui est conservé dans un favori dans son navigateur. Lorsqu’on clique sur le favori, le javascript est exécuté.

EZproxy est un proxy web, un logiciel installé sur un serveur qui permet de donner accès aux ressources réservées à ses usagers de l’extérieur du campus. Il est utilisé par de nombreuses bibliothèques. Pour accéder aux ressources, il faut utiliser une URL qui inclut le préfixe proxy. Normalement, l’usager doit donc toujours utiliser l’adresse URL fournie par sa bibliothèque.

Le signapplet permet d’ajouter ce préfixe proxy à des adresses URL sans passer par la bibliothèque.

Mais encore…

Par exemple, si l’usager trouve un article via Google, il arrivera sur la page du fournisseur, qui lui demandera 35$ pour consulter le dit article, alors qu’il peut y avoir accès « gratuitement » via sa bibliothèque. Une fois sur la page de l’article, en cliquant sur le signapplet, l’URL de la page sera réécrit : le préfixe proxy de la bibliothèque sera ajouté. L’étudiant devra s’identifier puis, si la bibliothèque est abonnée à la ressource en question et que celle-ci est configurée dans EZproxy,  il aura accès à l’article.

Comment faire?

Si votre bibliothèque utilise EZproxy, vous pouvez facilement adapter le code suivant  :

javascript:void(location.href=%22http://proxy.uqar.qc.ca/login?url=%22+location.href);

en remplaçant « http://proxy.uqar.qc.ca/login?url= » par votre préfixe proxy.

Après, il s’agit simplement de faire un hyperlien avec comme lien le code javascript. On peut glisser-déposer le lien sur la barre personnelle ou faire un clic-droit sur le lien pour ajouter aux favoris. Voici comment la bibliothèque de l’UQAR présente le tout : Signapplet – Accès UQAR.

Do you speak technical?

Si le raccourci est rendu public, il faut s’assurer que la page d’erreur d’EZproxy est traduite. Avec l’installation par défaut d’EZproxy, si vous essayez le signapplet avec une page qui n’est pas configurée dans votre proxy, vous aurez le message suivant :

To allow http://www.google.ca/ to be used in a starting point URL, your EZproxy administrator must first authorize the hostname of this URL in the config.txt file.

Within this database’s section of config.txt, either the following line must be added:

    Host www.google.ca

or, alternatively, a RedirectSafe for this host or domain may be appropriate.

After editing config.txt, the EZproxy server must be restarted to make changes take effect.

Pour inscrire un message plus parlant pour les usagers, il faut modifier le fichier : ezproxy\docs\needhost.htm sur votre serveur proxy.

Une fois le signapplet intégré dans le navigateur, les ressources de la bibliothèque seront beaucoup plus facile d’accès.

Est-ce que vous connaissez d’autres petits gadgets qui sont simples mais facilitent la vie?

Mendeley : gestion de références bibliographiques

Si je n’avais qu’une phrase pour décrire Mendeley, je dirais que c’est un croisement entre EndNote, Zotero, Annotate, iTunes et LinkedIn.

Il permet de :

  • Gérer des références bibliographiques sur son poste et en ligne (incluant la synchronisation des fichiers)
  • D’ajouter facilement des documents avec possibilité d’identification des métadonnées automatiques
  • De surligner des PDFs et d’ajouter des notes aux documents
  • De reconnaître les nouveaux fichiers dans les dossiers « suivis », de les ajouter automatiquement à sa collection, de renommer les fichiers selon les métadonnées (ex Auteur – date.pdf) et de les classer dans les dossiers, encore selon les métadonnées.
  • Et c’est un réseau social où chacun a une page de profil qui mentionne son expérience et la liste de ses propres publications

Ajouter des documents

La manière la plus simple d’ajouter un document à sa collection est de télécharger le fichier PDF et de l’ajouter à la collection. Si le PDF a été bien fait et contient les métadonnées, comme c’est le cas pour la plupart des périodiques électroniques, toutes les métadonnées seront transférées. Mendeley ira également vérifier dans les collections de tous les usagers si d’autres informations sont disponibles et les ajoutera.

On peut configurer Mendeley pour qu’il renomme tout fichier ajouté à la collection en fonction de certains de ses métadonnées et qu’il le copie dans un autre dossier, toujours selon les paramètres définis par l’utilisateur.

Les documents peuvent être importés directement en ligne grâce au bouton d’importation. Par contre, il y a beaucoup moins de sites supportés que dans le cas de  Zotero.

Il est possible de se faire des dossiers pour organiser les références, qui peuvent être de trois types : privés, partagés avec jusqu’à 10 personnes ou encore publics.

Créer des bibliographies

Comme les autres logiciels du même type, il est possible de créer des bibliographies et de les intégrer dans Word ou OpenOffice ou encore simplement les copier pour les insérer n’importe où.

Contrairement à EndNote, on ne peut pas se créer des styles personnalisés (ou du moins, je n’ai pas trouvé comment!). Ça peut être un problème pour ceux qui doivent respecter un style qui n’est pas commun.

Synchronisation en ligne

Chaque usager a droit à un espace sur les serveurs Mendeley, évidemment limité si on a un compte gratuit. Il est donc possible de transférer très facilement ses informations, mais surtout ses fichiers d’un poste à l’autre. Par exemple, ma collection est accessible sur mon poste au bureau, à la maison, sur mon iPhone et sur un iPad. Pour l’instant, les version iPhone/iPad ne permettent pas de surligner des passages, mais les documents peuvent être consultés.

Dans Zotero, il est aussi possible de faire cette synchronisation, mais pour mettre les fichiers mêmes en ligne, il faut disposer soi-même d’un serveur webdav…

Surlignage (highlighting) des documents PDF

Un élément que je cherchais depuis longtemps dans ce type de logiciel est la possibilité de surligner les passages intéressants dans les fichiers PDF. C’est vraiment l’élément principal qui m’a fait passer de Zotero à Mendeley. J’aurais quand même une suggestion d’amélioration (déjà transmise à l’équipe de développement Mendeley) : faire que le texte surligné apparaisse dans la section notes, afin de repérer facilement les passages importants. C’est une fonction que j’aimais beaucoup du service en ligne crocodoc.

Grâce à cette fonction, couplée avec le surlignagne de diigo pour les pages html, c’est maintenant très rare que j’imprime les articles pour les lire.

Le « social »

Avec son profil en ligne, on peut ajouter des contacts et se faire un réseau. Un élément intéressant du profil est que ses propres publications sont affichées en évidence sur sa page. Pour l’instant, je n’utilise pas beaucoup le côté social, puisque mon réseau ne s’y trouve pas!

De votre côté, préférez-vous EndNote ou Zotero pour gérer vos références? Avez-vous essayé un nouveau service récemment? Quel est le critère le plus important pour le choix d’un logiciel?

Je suis un peut triste de délaisser Zotero, projet open source, mais le fait qu’on puisse surligner des passages est ce qui m’a convaincu d’utiliser Mendeley!

Ma veille

Une collègue m’a demandé (il y a déjà plusieurs mois, c’est ce qui arrive quand on laisse des brouillons d’articles accumuler la poussière!) comment je faisais ma veille afin de se démêler dans les options qui s’offraient à elle. Puisque je « formalisais » mes techniques personnelles, j’ai décidé d’en profiter pour vous les présenter. Chacun a ses petites habitudes quand il s’agit de veille, mais qui sait, quelqu’un découvrira peut-être un outil qui lui servira!

Dans ce premier billet (d’une série de « ça dépend combien de temps durera mon inspiration »), je ferai un survol des outils que j’utilise, et je ferai des articles distincts pour  présenter plus en détail certains ce ceux-ci.

Recevoir l’information

Comment je trouve l’information pour ma veille quotidienne?

Par :

  • Twitter
  • Des fils RSS de blogues ou autres sites du domaine, que je consulte depuis Netvibes. Si vous êtes curieux, vous pouvez aller consulter ma page publique Netvibes.
  • Des alertes (RSS ou par courriel) de tables des matières de périodiques en sciences de l’information

Et les listes de discussion, vous direz? À une certaine époque, j’étais membre de plusieurs listes de discussion importantes de bibliothéconomie: Web4lib, Drupal4lib, Code4Lib, biblio-fr, mais il est venu un moment où il m’arrivait plus souvent de faire « sélectionner tout » , « marquer comme lu » que de lire les messages. J’ai donc décidé de me désinscrire, en me disant que de toute façon, les sujets chauds seront probablement discutés sur les blogues. Je reste membre de quelques listes de diffusion, généralement sur des sujets pointus, par exemple un logiciel en particulier ainsi que les listes locales, toutes deux assez tranquilles : EBSI-L et CBPQ.

Mon truc pour éviter que d’être submergée? Je fais quelques minutes de veille tous les jours et je n’hésite pas à marquer comme lu sans le lire un article qui ne m’inspire pas. J’élague aussi régulièrement les sources qui me semblent moins pertinentes lorsque mes intérêts professionnels changent. J’essaie d’éviter de marquer certains articles « à lire plus tard », puisque d’ici à ce que j’aie du temps pour les lire, d’autres publications intéressantes auront probablement été publiées!

Organiser l’information

J’utilise différents outils pour conserver les articles qui m’interpellent ou qui me semblent avoir une valeur à moyen-long terme, en fonction de leur type. En fait, dans un monde idéal tous mes besoins seraient comblés par un seul outil réunissant toutes ces caractéristiques, mais d’ici là, j’utilise plusieurs outils en parallèle :

Diigo pour les documents gratuits en ligne ainsi que certains documents html réservés. J’ai été longtemps fan de delicious, mais Diigo a un avantage important : il me permet de souligner des passages des textes. Autrefois, je copiais les sections intéressantes dans le champ note, mais il a ses limites. Je ferai un billet plus spécifique sur Diigo plus tard. Je me sers encore de delicious pour deux raisons : partager certaines découvertes avec mon réseau et pour effectuer des recherches dans ma base. Delicious me semble en effet plus facile d’utilisation pour retrouver mes signets.

Quand il s’agit de documents protégés, comme les abonnements aux périodiques acquis par ma bibliothèque, ou de documents en format PDF gratuits, j’utilise Mendeley. Depuis que j’ai découvert celui-ci, Zotero a totalement été éclipsé. Oui, c’est génial de pouvoir importer les données bibliographiques automatiquement de certains sites, mais c’est encore mieux de seulement enregistrer un PDF dans un dossier de son ordinateur pour voir ses métadonnées automatiquement chargées, le fichier renommé et classé, et surtout, de pouvoir annoter les PDF!

Et vous, quels sont vos outils de prédilection pour faire votre veille? Y a-t-il un outil dont vous ne voudriez plus vous passer?

Petit truc de recherche avec Firefox – mots-clés opensearch

Ce billet n’est pas vraiment lié aux bibliothèques, mais j’avais envie de partager ma découverte.
J’utilise depuis longtemps les plugin opensearch qui permettent d’ajouter des moteurs de recherche vers des sites spécifiques :

Liste des plugins de recherche

Par contre, comme j’utilise souvent le menu contextuel pour rechercher des expressions dans Google (sélection, clic-droit, Recherche … pour), ça m’ennuie quand le moteur actif n’est pas Google.

En modifiant un moteur de recherche, j’ai remarqué la possibilité d’ajouter un mot-clé :

Une fois qu’un mot-clé est attribué, on peut faire une recherche dans ce moteur à partir de la barre d’adresse en ajoutant le mot-clé devant la requête. Le moteur actif du navigateur n’est pas modifié et ma recherche s’effectue.

Donc je peux faire alt-d pour atteindre la barre d’adresse, puis syn exemple pour lancer une recherche sur les synonymes du mot exemple!

Personaliser l’interface de SFX

Sur le site de Xerxes, un article qui explique comment la California State University a transformé l’interface de SFX pour la rendre plus facile à comprendre par l’utilisateur moyen. Regardez le vidéo. Ils offrent même les fichiers aidant à comprendre le fonctionnement. La CSU a également créé un site (à l’intention de ses propres bibliothèques, mais accessible au public) qui offre des explications plus détaillées. Un merveilleux exemple de partage.

Vu sur The Distant Librarian. Parce qu’une image vaut mille mots, image qui illustre bien le tout sur Flickr.

Outils utiles dans Firefox

Pour ceux qui utilisent Firefox, vous savez certainement qu’il existe de nombreux modules complémentaires qui permettent de le personnaliser.

Voici mes extensions favorites :

Screen grab

Gestionnaire de captures d’écran. Principalement parce qu’il permet de copier une page au complet, même la partie qui n’est pas affichée des pages longues (Finis les raboutages dans Paint!)

https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/1146

Smart middle click

Permet d’ouvrir les liens pop-up dans un nouvel onglet, en utilisant la roulette de la souris, même si le pop-up est appelé par du javascript.

https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/3885

Zotero

Gestionnaire de bibliographies qui reconnaît si une page Web présente une référence
un document et importe les champs de la référenceavec un clic.

https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/3504

Moteurs de recherche

Et les moteurs de recherche qui peuvent être installés directement dans le navigateur:

Pour d’autres moteurs de recherche consultez :

Mycroft Project : Beaucoup de moteurs dans de nombreuses langues.

Sherlock cherche : uniquement des moteurs français.