SIGB en mode local : mort annoncée?

24 avril 2009

OCLC vient d’annoncer son projet d’intégration des services de gestion de la bibliothèque en mode Web (Communiqué, discuté par Library Journal). Les fonctions de prêt, d’acquisition, de gestion des ressources numériques, etc. seront toutes intégrées dans l’interface Web d’OCLC. Les bibliothèques qui utilisent présentement FirstSearch pourront profiter de ces services gratuitement.

Le même genre de service est en développement du côté de la compagnie Ex Libris. Ils prévoient un “URM” (Unified ressource management) où toutes les fonctions de gestion des collections de la bibliothèque seront regroupées. L’objectif est d’avoir un seul lieu où tout se retrouve, tant les collections physiques (SIGB) que numériques (résolveur de liens, moteur de métarecherche, logiciel de gestion des abonnements aux ressources, etc.). Ils sont en présentement en processus de consultation auprès de leurs clients actuels sur les fonctions qui seraient nécessaires.

On peut donc imaginer que dans 5 ans, les systèmes de gestion de plusieurs bibliothèques se trouveront dans le “nuage”, qui chez un fournisseur commercial, qui chez une société à but non lucratif.

Suis-je la seule à penser que ce serait plutôt la place des bibliothèques nationales? Lors de la tenue de l’IFLA à Québec l’an dernier, j’ai eu l’occasion de discuter avec une bibliothécaire norvégienne qui m’expliquait que toutes les bibliothèques de Norvège partagent un seul catalogue collectif (voir), elle n’était donc pas très impressionnée de la fusion des catalogues de huit des bibliothèques de l’UQ…

Une fois que toutes les informations de la bibliothèque sont hébergées chez un fournisseur, est-il possible de récupérer cette information si jamais on désire aller ailleurs?

Du côté québécois, le problème d’ordre linguistique se pose. Devrons-nous utiliser des notices en anglais? Ou y aura-t-il lieu de se développer un catalogue-sigb-etc collectif québécois?